Historique

1998  Paris :

Le premier Colloque International des Lieux d’accueil pour le Maintien des Relations Enfants - Parents réunit 450 personnes venant de 11 pays différents. Placé sous le patronage de deux  Ministères, Justice et Affaires Sociales, ce colloque organisé à l’initiative de Benoit Bastard, sociologue, directeur de recherches au CNRS, était soutenu par la Fondation de France et le CNRS.  La Fédération Française des Espaces - Rencontre y étant étroitement associée.
À l’issue de cette rencontre, a été créé un réseau d’échanges international via Internet, ainsi qu’un bureau provisoire international du Réseau.

2001  Paris :

La Fédération Française prend l’initiative d’une nouvelle rencontre à Paris réunissant les membres européens de ce bureau provisoire. Il y a là des représentants de la France, de l’Allemagne, de la Belgique, de l’Italie, du Royaume-Uni, de la Suisse et de l’Espagne.
Cette réunion a plusieurs objectifs : une prise de contacts, des échanges, une comparaison des pratiques et des enjeux théoriques, mais aussi l’amorce d’une réflexion commune.
C’est ainsi qu’a pris forme le projet d’une charte européenne, pouvant  servir de texte fédérateur à une future structure européenne des Espaces Rencontre.Dès ce moment, la création d’une organisation européenne est  clairement envisagée avec comme base une charte, c’est à dire un texte commun où chaque pays pourrait se reconnaître  et qui servirait de point de départ à des objectifs plus larges.
Quant à la forme que pourrait prendre cette  organisation, il ressort  déjà de la discussion qu’on peut envisager une confédération réunissant les différentes fédérations  nationales.
Un tel organisme permettrait au niveau européen :

  1. une reconnaissance des Espaces Rencontre,
  2. un financement plus large,
  3. une meilleure capacité à réagir compte tenu de l’interpénétration des législations.

Ce projet d’une charte ayant été accepté dans son principe par les représentants des pays, il est  convenu de se retrouver en Espagne, à Salamanque, pour commencer à l’élaborer. Il est souhaité alors, que les instances fédératives des différents pays désignent entre 3 et 4 personnes pour les représenter.Avant la réunion de Salamanque, le Conseil d’Administration de la Fédération Française décide de proposer aux autres pays de partir du  préambule de son code de déontologie  pour la rédaction de la Charte, Ce texte semble en effet une base intéressante pour pouvoir concilier  de manière dialectique, les diversités et les ressemblances au sein du réseau. L’idée de cette proposition française est de s’inspirer de ce qui s’était passé pour la création de la Fédération nationale : des professionnels, ayant des manières de travailler différentes, se dotant d’un texte commun,  comme base de réunion et de discussion, pour finalement créer une structure fédérale, l’adhésion se faisant en référence au document abouti.

2002  Salamanque :

La deuxième réunion européenne  réunit , en octobre 2002, des délégués de la plupart des pays présents à Paris, mais aussi des représentants de la Hongrie où l’implantation des Espaces-Rencontre est en plein développement. L’Italie, en revanche, pour des raisons à la fois techniques et sans doute aussi structurelles, n’est pas présente
Lors de cette deuxième réunion, l’axe principal du travail a été la discussion à partir du texte proposé et la rédaction de la Charte.
Une ébauche  de charte est donc  élaborée à partir du texte français, ébauche que les représentants  emportent avec eux. Il a été convenu, qu’ils en discuteraient avec leurs instances, de retour dans leur pays, et qu’une version quasi définitive serait choisie lors de la réunion suivante, organisée par les Belges flamands à Bruxelles.
Entre temps, un correspondant par pays est désigné pour maintenir le lien et faire circuler les informations par Internet.Groupe de travail Il est constitué de représentants des fédérations suivantes à raison de  1 à 3 représentants par fédération

Allemagne : Budesarbeitsgemeinschaft Begleiteter Umgang

Belgique (2): Vlaams Platform Bezoekruimtes / Steunpunt Algemeen Welzijnswerk
Fédération des Services Espaces rencontre francophones.

Espagne (2) : Federation National de Puntos de Encontro para el Derecho de Visita Confederation Estatal de Patres y Madres Separados

France : Fédération Française des Espaces-Rencontre pour le Maintien des Relations Enfants-parents

Hongrie : Magyar Kapcsolatügyeleti Mediátorok Országos Szakmai Szövetsége

Royaume Uni : National Association of Child Contact Centers

Suisse : Fédération Suisse des Points Rencontre

2003  Bruxelles :

La troisième réunion se tient  fin mai 2003.
Les remarques faites par les différents pays sur la charte sont discutées point par point et  finalement aboutissent à un texte restant à finaliser lors de la réunion suivante en Suisse.
Par ailleurs, sont posées les bases d’un groupe de recherche européen sur les Espaces-Rencontre ,associant étroitement intervenants de terrain et chercheurs, et portant essentiellement sur l’analyse du travail de l’intervention, ses modalités différentes, son évolution. Deux personnes sont chargées de coordonner ce projet de recherche : Mechtild Gödde pour l’Allemagne et Caroline Kruse pour la France.

2004  Genève :

La quatrième réunion se tient  en Suisse à les 26 et 27 janvier 2004. La charte européenne y est  finalisée et adoptée. (voir annexe ci-dessous)
Le principe d’une confédération européenne est  retenu .

Elle aura pour nom :

« CONFEDERATION EUROPEENNE DES POINTS DE RENCONTRE
pour le maintien des relations Enfants - Parents »

Un débat, enfin, s’amorce  sur les statuts de la future organisation dont les objectifs sont  adoptés. ( voir annexe ) En vue de la prochaine réunion prévue en France, en mai 2004,  pour  la création de la Confédération Européenne, la Fédération Française  se charge  d’élaborer et de mettre en ligne un projet de statuts, afin que chaque Fédération nationale ait le temps d’en discuter d’ici mai. La Fédération anglaise a, en ce sens créé un site, mis au service des représentants de chaque pays pour servir de forum de discussion

2004  Anglet et Irun :

La cinquième réunion a eu lieu les 11 et le 12 mai 2004 à l’occasion des journées européennes organisées par la Fédération française. Les délégués de la Belgique flamande n’ayant pu cette fois encore, s’y associer, se trouvent réunis les représentants des Fédérations française, allemande, suisse, belge francophone, anglaise, hongroise , et des deux fédérations espagnoles . Soit, en tout, 9 délégations.
Les projets de statuts proposés par la Fédération française  font l’objet de longs débats mais n’aboutissent pas à un accord  sur la forme juridique, la législation de référence, l’organisation et le fonctionnement que pourrait adopter la future confédération. Mechtid Gödde pour l’Allemagne et Marta Muzsnai pour la Hongrie sont chargées de coordonner les travaux  du groupe en vue de la prochaine réunion

2005 Budapest :

Élaboration et rédaction des statuts  de la Confédération européenne  en janvier 2005  par  les représentants des fédérations française, allemande, hongroise, suisse, belge francophone, et flamande , anglaise , et des deux fédérations espagnoles . Sur la base de ces statuts une association sera constituée, régie par les dispositions du Titre III de la loi belge du 27 juin 1921 sur les associations sans but lucratif, les associations internationales sans but lucratif et les fondations.

2006 Bruxelles :

La  CONFEDERATION EUROPEENNE DES POINTS DE RENCONTRE POUR LE MAINTIEN DES RELATIONS ENFANTS PARENTS  (CEPREP) est créée le 11 Septembre  2006 et ratifiée au cours d’une Assemblée générale constituante par les membres fondateurs suivants :

Belgique  flamande : Steunpunt Algemeen Welzijnswerk
Belgique  francophone : Fédération des Services Espaces rencontre francophones
Espagne : Federation National de Puntos de Encontro para el Derecho de Visita
France : Fédération Française des Espaces-Rencontre pour le Maintien des Relations Enfants-parents
Royaume Uni : National Association of Child Contact Centers
Hongrie : Magyar Kapcsolatügyeleti Mediátorok Országos Szakmai Szövetsége
Suisse : Fédération Suisse des Points Rencontre

Un CA a été élu et a constitué un Bureau  dont la composition est la suivante :

Président : Fédération des Services Espaces rencontre francophones La FESER
Vice président : Fédération Française des Espaces-Rencontre pour le Maintien des Relations Enfants-parents
Secrétariat : National Association of Child Contact Centers
Trésorier : Steunpunt Algemeen Welzijnswerk

Ce bureau s’est réuni pour la première fois à Lille  le 13 Novembre 2006.

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Annexe 1

CHARTE EUROPEENNE DES POINTS DE RENCONTRE
POUR LE MAINTIEN DES RELATIONS ENFANTS-PARENTS

1. L’action des Points de Rencontre se fonde sur la reconnaissance du lien de filiation et sur l’intérêt et le droit de l’enfant à voir assurées l’instauration et la continuité de toutes relations nécessaires à la construction de son identité. Elle se situe à l’articulation des dimensions psychologique, sociale et juridique.
En tout état de cause, cette action trouve sa limite dans l’intérêt supérieur de l’enfant et le respect de sa sécurité physique, psychique et morale.

2. Toute situation dans laquelle l’enfant n’a pas pu construire ou maintenir des relations avec l’un de ses "parents" * l’affecte dans son développement et la construction de son identité.
Certaines de ces situations rendent nécessaire un processus d’intervention auprès de toutes les personnes concernées afin que les difficultés et le conflit soient reconnus et puissent se dire, en sorte que l’enfant se situe dans son histoire et par rapport à ses origines.

3. Les Points de Rencontre proposent un espace tiers où chacun, adulte et enfant, peut reconnaître sa place et la place de l’autre et où l’enfant peut construire son identité dans cette relation à autrui.

4. Ils s’adressent donc aux situations où la relation enfant -"parent" * est interrompue, difficile ou n’a jamais pu s’établir. Un enfant et son "parent" * viennent s’y rencontrer pour une période donnée et transitoire.

5. L’objectif de ces lieux, dans le respect des dispositions légales et des principes déontologiques propres à chaque pays, est de permettre:

  1. à chaque enfant, sujet de droit, de construire et de maintenir une relation personnelle avec chacun de ses "parents" *,
  2. à chaque "parent"* d’avoir accès à son enfant et d’exercer auprès de lui ses responsabilités.

6. Lorsqu’il n’existe pas d’autre possibilité, ces lieux offrent un cadre, des conditions de sécurité physique, psychique et morale et un accompagnement approprié de la relation permettant son maintien, la prise ou la reprise des contacts  entre l’enfant  et le "parent" * avec lequel il ne vit pas. Cet accompagnement devra tenir compte des besoins spécifiques de toutes les personnes concernées, de leur culture et du rythme de chacun, dans le respect de l’intérêt de l’enfant.

7. L’action des Points de Rencontre s’inscrit dans le respect :

  1. des textes législatifs en vigueur dans chacun des pays,
  2. de la « Convention sur les relations personnelles concernant les enfants » du Conseil de l’Europe,
  3. de la « Convention Internationale des Droits de l’Enfant »

et en permet la mise en oeuvre.

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* Dans ce texte, le mot parent désigne aussi bien le père, la mère que toute autre personne ayant un rôle significatif dans le développement de l’enfant.

Le texte français est le texte de base, référence pour toutes les autres traductions.

Document définitif  finalisé en janvier 2004 à Genève.

Annexe 2

Objectifs de la Confédération Européenne des Points de Rencontre

1. Réunir les fédérations dans le respect des différences nationales et culturelles.

2. Promouvoir et soutenir leur action :
sur le plan national auprès des gouvernements
au niveau des institutions européennes dont l'association a vocation d’être l’interlocuteur pour donner son avis sur les projets de modifications législatives

3. Favoriser les échanges d’expériences entre les praticiens des points-rencontre

4. Impulser la réflexion et la recherche sur la question du maintien de la relation enfant-parent

5. Développer les relations et la coopération avec d’autres organismes nationaux, européens et internationaux qui travaillent dans des domaines voisins

6. Elaborer des principes de base d’un code de déontologie commun qui puissent et doivent être soutenus par les membres de l'association.

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